15 novembre 2017

Fiscalité

Fiscalité

Le Conseil d’Etat prévoit une révision de la fiscalité en 2018. Difficile, pour le POP, d’envisager une baisse de la fiscalité au vu de l’état des finances cantonales. Par contre, toute une série de mesures s’imposent pour optimiser les rentrées fiscales :

  • Le nombre de multimillionnaires ainsi que leur fortune ne cesse d’augmenter dans le canton. Simultanément, le nombre d’habitants précarisés explose. Le POP a fait aboutir une initiative populaire pour une fiscalité plus équitable, qui vise à rehausser légèrement l’imposition des grandes fortunes, afin de donner à l’Etat les moyens de lutter plus efficacement contre la pauvreté.
  • Le POP exige que l’imposition des holdings soit revue à la hausse. Le taux actuel, particulièrement bas, nous coûte actuellement plus de 40 millions par année dans le cadre de la péréquation intercantonale. Et rien ne nous garantit que d’autres entreprises n’en profitent à nouveau à l’avenir, aux dépens des finances cantonales.
  • Une lutte plus décidée contre la fraude fiscale et les domiciliations fictives (cf. le nombre de plaques valaisannes dans le canton) plutôt que contre les « fraudeurs » sociaux, s’impose. Le POP a maintes fois demandé l’engagement de davantage d’inspecteurs fiscaux et il réitérera cette demande tant que nous serons si largement sous-dotés en comparaison intercantonale.
  • Il s’agit aussi de revoir les déductions fiscales accordées aux propriétaires immobiliers et aux indépendants. Une comparaison intercantonale permettrait d’y voir plus clair. Nous refusons de charger les socialement plus faibles et nous pensons que le moment est venu de revoir la logique de base pour retrouver un meilleur équilibre social.

Enfin, si véritablement il devait encore y avoir des baisses fiscales, rendues possibles par les mesures ci-dessus, elles devraient être centrées sur les personnes physiques et plus particulièrement sur les bas et moyens salaires, où l’effet de levier est le plus grand.

Concernant les exemptions fiscales des entreprises, il est choquant de voir que ni les communes, ni les commissions fiscalité et des finances ne puissent savoir quelles entreprises en bénéficient et dans quelles conditions. Un avis de droit serait souhaitable pour savoir si le secret fiscal à chaque fois invoqué par le Conseil d’Etat s’applique aussi à ces instances, surtout si elles ont un rôle de haute surveillance.